Que reste-t-il aujourd'hui des rêves d'amour libre, de révolution sexuelle, de jouissance sans entraves ? Les provocations d'aujourd'hui peuvent sembler anodines au regard des révoltes d'hier. Et les “héritiers”, directs ou indirects, du mouvement hippie, lui rendent hommage. Pour tous, le slogan “Faites l'amour, pas la guerre” est plus que jamais d'actualité outre-Atlantique.
La contestation hippie donne naissance à des communautés où tout se partage : musique, nourriture, paradis artificiels et partenaires sexuels. Certains groupes préconisent le retour à la nature ; d'autres tentent d'implanter la culture alternative dans les villes. Venue d'Amérique, cette vague libertaire fit de nombreux émules en Europe : la sulfureuse Kommune I en Allemagne, les actionnistes en Autriche... De John Lennon à Jim Morrison en passant par Dennis Hopper et le dessinateur Robert Crumb, cet épisode évoque différentes figures du mouvement. Il fait aussi l'inventaire de ce qui reste de ces utopies. Malgré leur naïveté, le parfum de l'ère hippie demeure perceptible. Les créateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, ne se rendent-ils pas chaque année dans le désert du Nevada, au Festival Burning Man, pour célébrer ce qui reste du mythique “summer of love” ?
Aujourd'hui encore, au festival du Burg Herzberg en Allemagne, à celui de Roskilde au Danemark ou pendant la Love Parade à Berlin, les mots d'ordre sont ceux de la fête, de la danse et de l'esprit de communauté. Un léger parfum hippie flotte sur tous ces lieux. Mais qui sont les hippies d'aujourd'hui ? Écoutent-ils seulement du rock ou aussi de l'électro ? Frédéric Elalouf, connu sous le nom de DJ Oof et artiste vidéo, fasciné par les années 70, organise régulièrement des soirées Acid Test devenues incontournables à Paris, où le rock des sixties et des seventies est à l'honneur. En Angleterre, l'acid-house a rythmé le Summer of love de 1988 et lancé les fameuses rave parties. Aujourd'hui, c'est la New Rave qui fait fureur, avec des groupes comme Justice ou Klaxons.
À Woodstock, il n'était pas rare de voir les hippies faire leurs exercices de Hatha yoga. Le mantra "Om" résonnait un peu partout ; les sonorités venues d'Inde envoûtaient les esprits, et le public chantait "Hare Krishna" dans la rue. Jamais la recherche de la spiritualité n'avait été aussi forte. Élargir sa conscience et explorer ses sens étaient des concepts centraux chez les hippies au milieu des années 60. Quelle place occupe la spiritualité dans la musique aujourd'hui ?
(Arte)
La contestation hippie donne naissance à des communautés où tout se partage : musique, nourriture, paradis artificiels et partenaires sexuels. Certains groupes préconisent le retour à la nature ; d'autres tentent d'implanter la culture alternative dans les villes. Venue d'Amérique, cette vague libertaire fit de nombreux émules en Europe : la sulfureuse Kommune I en Allemagne, les actionnistes en Autriche... De John Lennon à Jim Morrison en passant par Dennis Hopper et le dessinateur Robert Crumb, cet épisode évoque différentes figures du mouvement. Il fait aussi l'inventaire de ce qui reste de ces utopies. Malgré leur naïveté, le parfum de l'ère hippie demeure perceptible. Les créateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, ne se rendent-ils pas chaque année dans le désert du Nevada, au Festival Burning Man, pour célébrer ce qui reste du mythique “summer of love” ?
Aujourd'hui encore, au festival du Burg Herzberg en Allemagne, à celui de Roskilde au Danemark ou pendant la Love Parade à Berlin, les mots d'ordre sont ceux de la fête, de la danse et de l'esprit de communauté. Un léger parfum hippie flotte sur tous ces lieux. Mais qui sont les hippies d'aujourd'hui ? Écoutent-ils seulement du rock ou aussi de l'électro ? Frédéric Elalouf, connu sous le nom de DJ Oof et artiste vidéo, fasciné par les années 70, organise régulièrement des soirées Acid Test devenues incontournables à Paris, où le rock des sixties et des seventies est à l'honneur. En Angleterre, l'acid-house a rythmé le Summer of love de 1988 et lancé les fameuses rave parties. Aujourd'hui, c'est la New Rave qui fait fureur, avec des groupes comme Justice ou Klaxons.
À Woodstock, il n'était pas rare de voir les hippies faire leurs exercices de Hatha yoga. Le mantra "Om" résonnait un peu partout ; les sonorités venues d'Inde envoûtaient les esprits, et le public chantait "Hare Krishna" dans la rue. Jamais la recherche de la spiritualité n'avait été aussi forte. Élargir sa conscience et explorer ses sens étaient des concepts centraux chez les hippies au milieu des années 60. Quelle place occupe la spiritualité dans la musique aujourd'hui ?
(Arte)


